Le 6 février, les facs et labos en lutte manifestent pour l’avenir de la recherche

Le 6 février, les facs et labos en lutte manifestent pour l’avenir de la recherche

Depuis début janvier, 56 facs, 147 labos, 6 ESPE, 8 collectifs de précaires, 105 revues, 15 sociétés savantes, 46 séminaires, 15 sections CNU, 41 évaluateur·trices de l’HCERES sont actuellement mobilisés contre la réforme des retraites et la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).

Alors que les conditions de travail dans la recherche publique continuent de se détériorer faute de financement, la LPPR pousse encore plus loin la précarité et la marchandisation de la recherche. Elle fait exploser la concurrence entre chercheur.se.s, professeur.e.s  et doctorant.e.s au travers des CDI de projets et de la financiarisation par évaluation. 

Le gouvernement persiste donc à refuser de consacrer les moyens nécessaires au développement de la recherche publique. Pourtant les moyens ne manquent pas, quand il s’agit de gaspiller 6 milliards d’euros dans le CIR – dont les labos publics ne voient pas la couleur – ou encore 40 milliards dans le CICE. Or, construire une société prospère, progressiste et écologique ne peut se faire qu’en s’appuyant sur les sciences et sur la démocratisation des savoirs.  C’est un enjeu civilisationnel et anthropologique qui se joue : 10 milliards d’euros doivent être investis dans l’enseignement supérieur et la recherche afin de pouvoir multiplier le nombre de postes de recherche. Pour reconnaître le travail des chercheur.se.s et en garantir l’excellence, les rémunérations doivent être réévaluées de 40%.

Les étudiant.e.s communistes se tiennent aux côtés des facs et laboratoires en lutte contre la LPPR et la réforme des retraites et appellent à une mobilisation massive sur toutes les universités. Arrêtons d’asphyxier celles et ceux qui font vivre l’université par leur travail et libérerons cette dernière des logiques marchandes qui la détruisent. Le6 février, retrouvons-nous dans la rue pour vaincre Macron et marquer un tournant historique en faveur du progrès social dans nos universités, dans notre pays, et dans le monde.

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