“La précarité étudiante s’aggrave”, et si on changeait de méthode ?

“La précarité étudiante s’aggrave”, et si on changeait de méthode ?

Il y a un an, un étudiant lyonnais, Anas, a tenté de se donner la mort en s’immolant devant le siège du Crous pour dénoncer la précarité étudiante. Son geste désespéré, d’une brutalité inouïe, a bouleversé le pays et ouvert une vague de mobilisations pour mettre fin à l’abandon par l’Etat des étudiant·e·s, notamment étranger·e·s. Un an plus tard, après deux vagues de confinement et plusieurs annonces d’augmentation des bourses, le constat est là : la situation est pire qu’en novembre dernier. 

Face à cette écrasante réalité, et alors que les cours en ligne font progresser la détresse psychologique et le décrochage parmi elles et eux, les étudiant·e·s se mobilisent. En deux mois, nous sommes plus d’un millier à agir pour partager la pétition « Étudier c’est travailler » (lien) qui revendique la mise en place d’un revenu étudiant. Nous n’en pouvons plus des solutions bricolées du gouvernement, qui annonce des programmes d’aides tous les trois mois sans rien arranger à notre réalité. Nous voulons que nos études soient reconnues et donnent droit au SMIC minimum pour tou·te·s les étudiant·e·s, étranger·e·s ou non. 

En deux mois, nous sommes plus de 6000 dans toute la France à avoir soutenu cette revendication. Déjà, notre campagne attire l’attention des médias et est soutenue par de nombreux·ses élu·e·s et personnalités syndicales. Nous pouvons encore être beaucoup plus nombreux·ses, et faire pencher la balance pour réellement changer les choses ! Tout le mois de novembre, partage la pétition autour de toi et participe aux initiatives de l’UEC sur les réseaux sociaux pour continuer de faire grandir la mobilisation, et la faire gagner. 

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